Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...
La porte s’est ouverte sur la ruelle. Une ombre a glissé dans la nuit. Était-ce là celle que j’attendais ? La silhouette me paraissait belle Avançant en catimini Vers le porche où je me cachais. Je reculais dans l’encoignure Retenant ma respiration Les mains moites et le cœur fou A seize ans c’est une aventure Que de vivre une vraie passion, Pour une femme à qui l’on dit « Vous. » L’après-midi j’étais ivre de joie De ce sourire offert pour rien Quand elle m’avait raccompagné, Après la plage, jusque chez moi. Son fils m’avait dis à demain Mais c’était elle qui m’obsédait. Je m’étais dit : C’est aujourd’hui ! J’avais été au cinéma Où elle travaillait tous les soirs. Et une fois le film fini J’avais couru me cacher là, Et j’attendais rempli d’espoir ! Un bruit de moteur au coin ? Allez avance, laisse-nous tranquille ! Mais la voiture s’arrête soudain ! Moi qui ne voulais pas de témoin. Je glisse un oeil et vois l’horrible Elle discute avec ce crétin. Elle fait le tour de la voiture Ouvre doucement la portière… S’assois sur le siège passager. Le clac de la porte me torture. Et ce connard qui fait le fier Au moins elle n’l’a pas embrassé ! J’essuie la sueur de mon front, Je respire un grand bol d’air, J’ai les bras lourds et la tête vide. Je suis presque soulagé au fond, L’angoisse est déjà derrière Reste la honte du premier bide ! | ![]() o*~^~*o ( FC ) *) (* .^._o~° © °~o_.^. |