Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...
| La Princesse eu bien peur de tout ce tintamarre. Que de bruit dans la rue plus fort que la fanfare ! Son valet par l’huis jette un regard curieux Et reviens auprès de maîtresse donner l’état des lieux : - Alors gentil Firmin, qu’est-ce donc que ce bruit ? - Ce n’est rien d’autre Princesse qu’un couple qui se marie. Mais qui donc se marie semble dire la Belle Et le valet inquiet s’en retourne aux nouvelles. - Alors gentil Firmin, qui donc se marie ? - Ce ne semble Madame être l’un de vos amis. - Et qui de mes amis oseraient se marier Sans m’avoir prévenue ni même demander ? - Le Duc de Romagie semble être le marié Et sa dame n’est autre qu’une humble lavandière. La Princesse fait un bond, de colère enivrée, Et gifle sans raison le bon commissionnaire ! - Ce n’est pas en ces termes que l’on s’adresse à moi. Je suis Princesse Royale, et le respect m’est dû ! Qu’on aille de ce pas chercher ce hors la loi ! Que l’on m’amène aussi la souillon aux pieds nu ! Le brave valet blessé, sors la rancœur à l’âme Et d’un pas décidé se rend jusqu'au lavoir voisin. Il y raconte alors, à toutes les bonnes dames, La colère Princière et son injuste destin. Les commères excédées de tant de mauvaise foi Fomentent à voix basse un plan anti-marâtre Pour sauver le mariage de leur amie de croix Avec son gentil Duc au cœur pur d’albâtre. Et dans l’heure qui suit ce concile plébéien Une armée Va-nu-pieds s’accumule alors Aux marches du palais en criant : À la mort ! A bas l’intolérance ! Vivent les gens de bien ! La Princesse apeurée s’enfuit vers le dehors Le peuple en colère lui courrant toujours sus La chassant en criant bien après l’angélus L’obligeant à laisser derrière elle ses ors. Le cadeau de mariage du couple enfin uni Fut donc là évidemment trouver Le peuple dans son ivresse allant jusqu’à placer Le Duc sur le trône de la Princesse enfuie. Et l’on dit qu’aujourd’hui, lorsqu’on sonne Tocsin, Pour une noce heureuse entre deux êtres aimés, L’on voit dans la campagne, courir jusqu’au plus loin, Une vieille Princesse aux cheveux délavés. o*~^~*o ( FC ) *) (* .^._o~° © °~o_.^. | ![]() ![]() ![]() |