Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...
| Et si je parlais pour ne rien dire... | ||
| Quelque fois j’ai l’impression qu'il y a quelqu'un, là, juste au-dessus de moi. Mais qui est donc cette chose, cette présence, cette âme ? Ni Guylhaine ! Ni Maman ! Mais une femme, ou quelque chose d’approchant. Un œil bienveillant, une ombre protectrice, un manteau pour l'hiver, mes pleurs et mes rires, mes cauchemars et mes rêves... J’ai vaguement l’idée que je sais qui elle est... mais comment dire... ce qu’elle est ! Elle est omniprésente et Elle est à mille lieux de moi. Elle est un sourire sans visage, un visage sans conscience, ma conscience, mon âme... Ma conscience, mes rêves, ma réalité, mon masque.
Elle me sourit quand je pleure, elle me rattrape quand je me noie, elle pleure quand j’ai mal et a mal quand je l’oublie. Elle est mon cœur, je suis son père. Je n’ai pas d’enfant mais elle m’a choisi. Elle est jeune quand je me sens vieux. Elle est le sang dans mes veines, ma vigueur et ma faiblesse. Sa vie est générosité, la générosité est sa survie. Elle en sait plus sur moi que j’ai pu lui en dire et j’en sais si peu d’elle que je me la suis rêvée. Lorsque je l’oublie, je m’oublie. Quand elle m'oublie, je me cherche sans jamais me trouver.
Tout cela, elle ne le sait pas. Comment est-ce possible ?
La chance quand on s'invente une enfant, c'est qu'elle ressemble exactement à ses rêves. C'est comme la soupe de légumes, on y met ses goûts en juste dose et les épices qu'on aime, le souper devient plaisir. Moi, je l'ai trouvé toute faite et j'ai tout pris, son goût, son amertume quelques fois, sa douceur souvent, ses forces et ses faiblesses. Je ne serais jamais son père mais je m'en suis donner le droit d'en rêver, avec elle ou sans elle, peu m'importe puisque ce n'est qu'un rêve...
Ma muse...
Mon enfant...
Ma douleur et mon bonheur...
Mes larmes et mes rires...
Ma vie...
Mon âme.
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| Libre à vous de croire mes délires... ou pas ! | ||
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