Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...
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| Le tout début du roman est ICI mais le début de l'histoire est LA | | |||||
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| CHAPITRE IV (C)
Leurs verres terminés, Pierre s’apprête à payer l’addition pour partir mais Agnès a repéré les tickets de Loto et elle s’est levée ne chercher un. Il attend donc qu’elle revienne, ce qu’elle fait avec un grand sourire et un stylo emprunté au serveur. - Chéri pour que notre couple puisse partir d’un bon pied, il vaudrait mieux que l’on soit riche ! La chance est avec nous, profitons-en ! Comme pour les inciter à jouer, les haut-parleurs du centre commercial se mettent à faire entendre le tube « Money », morceau le plus écouté de l’album de l’année « Dark Side of the Moon » des Pink-Floyd ! - Bon allons-y alors ! Et nous jouons quels numéros, chère jolie voyante ? Pendant qu’Agnès part valider leur jeu, Pierre met la monnaie correspondante à la note posée sur la soucoupe devant lui, en y rajoutant une pièce d’un franc pour le pourboire. Sa douce revient et glisse, précautionneusement, le bulletin validé dans son petit sac. Le serveur leur adresse un « Merci Monsieur-Dame » à leur départ. Les Pink-Floyd continue à égrener les bruits de machines à sous lorsqu’ils s’apprêtent à sortir. En franchissant les portes battantes du centre commercial, ils sont assaillis par une bouffée de chaleur. Et en arrivant sur le parking près de leur voiture, Pierre regrette de ne pas l’avoir garé à l’ombre. Ils ouvrent les deux portières en grand et attendent à l’extérieur que la chaleur de l’habitacle baisse un peu. Agnès, qui a maintenant les cuisses nues, récupère sa robe dans le sac de papier fournit par la vendeuse de la boutique de vêtement, et l’étale sur son siège en skaï. Elle redoute, avec raison, de se brûler quand elle s’assiéra. Ils s’installent, après mûre réflexion, et Agnès supplie Pierre de rouler au plus vite afin que l’air puisse tempérer la fournaise de la voiture et de trouver au plus vite aussi un coin tranquille où elle pourra se soulager. La voiture démarre et tourne immédiatement a gauche en sortent du parking en direction des champs et chemins discrets. A peine deux minutes après, Pierre s’engage dans un chemin chaotique en contre-bas de deux champs de blés. Il se range sur le bord après le premier virage et Agnès, n’en pouvant plus, attrape un paquet de mouchoirs en papier dans son sac, sort de la voiture et disparaît dans les blés prêts à être fauchés. Pierre en profite lui aussi et se tourne vers l’autre champ pour vider sa vessie que le coca avait engoncée. Une fois terminé, il s’appuie sur le capot de la Golf et allume une cigarette pour patienter. Il entend Agnès chantonner dans le champ de blé mais ne la voit toujours pas. Quand elle sort enfin, elle a dans les bras une gerbe d’épis de blés murs qu’elle va déposer directement dans le coffre de la voiture. Puis elle vient, toujours en chantonnant, aux cotés de Pierre qui lui demande le sourire aux lèvres : - Tu as l’intention de faire de la farine avec le moulin à café ? Agnès s’installe en se demandant ce que Pierre a vu d’utile dans le fouillis ramassé. Il se met au volant et tend à sa compagne un appareil photo jetable qu’elle attrape en souriant. Peu après, ils sont allongés dans le gazon au soleil à échanger des baisers. La décence de ce lieu public les empêchant d’aller plus avant dans leurs élans, Agnès se lève et se met à gambader comme une folle sur la pelouse. Pierre en profite pour la prendre en photos en espérant que ce petit appareil n’est pas subit trop dans les tonneaux. Apparemment non, mais il craint que la pellicule n’ait pris le jour. N’ayant rien à perdre, il mitraille sa belle qui se met à faire des galipettes avant de prendre la pose pour son doux amant. Quand elle lui tire la langue, il prend la dernière photo et posant l’appareil au sol, se lance sur elle. Agnès s’enfuie en riant et une course folle s’engage chacun narguant l’autre. Pierre en plongeant les bras en avant parvient à attraper la cheville de son amie qui se met à gesticuler sur une jambe, pour lui échapper. Vaincue par la fatigue, elle s’écroule sur le gazon et Pierre lui saute dessus d’un bond et se met à l’embrasse fougueusement. Ils se roulent ainsi dans le gazon, en partie séché par l’été, pendant quelques instants puis se retrouvent allongés côte à côte, la main dans la main, les yeux perdus dans le bleu du ciel. - Excusez-moi jeunes gens ! Mais il est six heures et je vais devoir fermer la grille. Entendent-ils soudain. Ils se relèvent en hâte et s’époussettent rapidement des quelques brins d’herbes sèches accumulés par leurs jeux. - C’est nous qui excusons Monsieur Lanoix ! Dit Pierre en s’approchant de l'homme en uniforme, pour lui serrer la main. Bonjour, Monsieur. Pardonnez-nous, on n'a pas fait attention à l’heure. Une fois passée la grille, ils pénètrent dans la voiture vite fait et poussent ensemble un « Ouf ! » de soulagement avant d’éclater de rire. - Rigolo ton ami Lanoix ! Et ce petit dialogue se finit par un baiser, l’énième de la journée, avant que Pierre ne démarre pour rentrer chez eux manger un morceau avant de retourner sur Paris. Il décide, en constatant le niveau de la jauge d’essence, d’aller faire le plein avant et reprend donc la route de l’hypermarché où viennent d’être installer des pompes plus économiques qu’ailleurs. Agnès s’est réinstallée confortablement en reposant ses pieds nus sur le tableau de bord après avoir reculer le siège au maximum. Ça sent les vacances ! Mais Pierre se dit que demain matin il faudra bien qu’il soit derrière son comptoir, et ça lui gâche un peu la fin de cette belle après-midi. Agnès pendant ce temps à repris la lecture du petit carnet et elle semble y prêter une attention toute particulière. Même les mouvements dans les virages n’arrivent pas à la faire quitter sa lecture. À la pompe à essence, Pierre descend pour faire le plein et c’est une fois qu’il est réinstallé qu’elle décide de lui dire : - Il y a plein de choses magnifiques là-dedans, mon amour ! Tu devrais écrire tout ça au propre et proposer tes textes. Et ils reprennent le chemin de l’appartement où ils vont vivre ensemble désormais. Enfin dès qu’Agnès aura déménager, ce qui devient leur principal conversation dès leur arrivée sur le parking. Devant la porte, Pierre fait signe à Agnès que c’est à elle d’ouvrir la porte car il a les mains prise par la gerbe de blé et deux gros sacs de fouillis de l’ancienne voiture. Elle sort alors le trousseau de clés de son sac et, légèrement émue, l’utilise pour la première fois. Après deux aller-retour pour remonter toutes les affaires, Pierre la rejoint à la cuisine où elle a commencé à préparer une salade pour leur repas. Il va donc s’occuper de mettre la table sur le balcon et, en plaçant les couverts, il pense d’un coup. « Ça y est, nous sommes un vrai couple ! » … © | ![]() | |||||
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