Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...
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| Le tout début du roman est ICI mais le début de l'histoire est LA | | |||||
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| CHAPITRE V (C) - Je n’ai pas bien compris, tu travailles dans l’entreprise de ton père, c’est ça ? Jean rigole aussi de bon cœur, à la grande surprise d’Agnès qui avait peur de cet homme en l’imaginant froid et sévère, mais qui le découvre gai et plein d’humour. Odette prend l’initiative de débarrasser l’apéritif pour passer au dîner. Agnès ne voulant pas paraître trop fainéante se lève et l’aide dans cet tache. Les deux femmes disparaissent dans la cuisine et Pierre se retrouve seul avec son père quelques instants. - Elle m’a l’air bien gentille ta copine ! Dit Jean à son fils. Les deux femmes reviennent de la cuisine les bras chargés d’assiettes et de couverts pour l’une et de différents ustensiles, empilés sur une assiette empruntée à la pile de la précédente, pour l’autre. - Hé les hommes, vous pourriez mettre la main à la pâte ! S’esclaffe Odette. Une fois la table installée, les entrées servies et la première bouteille de vin terminée, les conversations vont bon train. D’un coté les femmes papotent chiffons, caractères masculins et autres bavardages spécifiquement féminins. De l’autre Pierre reçoit la désapprobation de son père pour l’achat, à tempérament, de la voiture de Marcel. Vient ensuite le plat de résistance sous les traits d’un rosbif sanguinolent sur la garniture d’haricots verts et de pommes de terre. La viande étant d’une tendresse remarquable, chacun mange avec appétit, sans ouvrir la bouche pour autre chose que la remplir de cette chair saignante à souhait. Ils en sont là de ce repas, quand les roulements de l’orage se fait entendre au loin. Jean se lève et se précipite dans leur chambre afin de fermer les fenêtres. - Ben, mes enfants. Vous n’êtes pas près de rentrer chez vous avec cet orage ! S’exclame Odette. Jean ne répond pas sinon par un sourire narquois. Agnès, qui ne connaît pas encore tous les goûts de son cher et tendre, se demande quel peut-être de désert tant apprécié de Pierre. Lors de son passage à la cuisine, malgré ses yeux inquisiteurs, elle n’a rien vu qui puissent ressembler à un dessert. Mais l’occasion d’être renseigné au plus vite lui est donné par Odette. - Agnès ! Tu viens m’aider pour la suite ? Heu ! ... ça ne t’ennuie pas que je te tutoie ? Malheureusement en arrivant dans la cuisine, Odette lui demande gentiment si elle peut amener la salade, déjà préparé, dans la salle. Elle le fait rapidement et revient aux consignes. Le plateau de fromage est lui sorti du réfrigérateur tout prêt à être emporté. Odette est penché en avant, la tête plongée dans le compartiment congélateur. Elle en ressort en tenant à la main la boîte contenant sans doute le dessert tant attendu. Agnès lui prend la boîte des mains pour la soulager et surtout pour pouvoir lire tranquillement le nom de cette glace, et elle découvre qu’il s’agit d’un vacherin au café. - Tiens ma belle, puisque tu le tiens, tu peux le sortir de sa boîte qu’il se dégèle le temps qu’on mange le fromage ! Et les deux femmes éclatent de rire à l’image des hommes aspirant leur glace à la paille. Ces rires proviennent jusqu'à Pierre et Jean, dernier lançant un : « Dites donc les filles ! Ça rigole bien là bas !! » qui ne fait qu’amplifier leurs fous rires. Elles reviennent toutes deux dans la salle à manger en étouffant leurs rires, qui portant le plateau à fromages, qui amenant une nouvelle bouteille de vin rouge et les couverts à salade qu’Agnès n’avait pas amené précédemment. - Alors ! De quoi parliez-vous, pour rigoler autant ? Demande Jean en souriant. Agnès a à peine le temps de reprendre sa place qu’Odette lui pousse le saladier devant le nez et lui tend les couverts en l’invitant à touiller la salade. Elle sait à quoi pense cette dernière aussi commence t-elle délicatement à retourner les premières feuilles afin de ne pas en mettre à-coté du saladier. Elle le fait en sachant qu’Odette surveille, prête à compter le nombre de feuilles renversées, qui sont signes d’années à attendre avant les noces. Agnès, se sentant prête au mariage, contrôle efficacement le mélange et le termine sans avoir mis aucune feuille sur la table. Odette se retourne vers son mari et lui dit : - Il va falloir économiser vite fait mon chéri ! Je pense qu’on aura une dépense assez importante dans l’année qui vient. Jean, qui connaît bien les tendances de son épouse à suivre les dictons populaires, se contente de hausser les épaules et se replonge dans le plateau de fromage, qu’il a déjà bien entamé. Agnès, fière d’elle se retourne vers Pierre en lui adressant un joli sourire et en posant sa main sur la sienne. Il lui saisit doucement les doigts et lui rend son sourire complice, connaissant lui aussi tous les dictons de sa mère. Au dehors les éclairs commencent à éclairer le ciel et le tonnerre semble gronder de plus en plus fort. Agnès, qui n’a jamais apprécié les orages, s’accroche au bras de Pierre à chaque claquement sec et puissant. Il se laisse faire et même apprécie ces rapprochements, et histoire de la rassurer, il lui dépose un petit baiser sur la joue tendrement, sous l’œil amusé de sa mère. La salade et le fromage terminé, Odette débarrasse les assiettes aidée d’Agnès qui se sent de plus en plus la fille de la famille. A la cuisine une fois calé les assiettes dans l’évier, en attente de lavage, elles s’attèle à préparer le désert. Pendant qu’Agnès emporte à la salle à manger les petites assiettes et les couverts à désert, Odette dépose le vacherin sur un grand plat et sort un grand couteau. Agnès c’est déjà installé quand Odette apparaît avec le plat sur lequel est déposé un grande bougie allumée. - Tu m’excuseras mon grand mais j’ai trouvé que celle là ! Rigole t’elle en posant sa charge sur la table. Le père de Pierre se lève sans rechigner et part chercher la bouteille qui attend dans le réfrigérateur depuis le midi. Au passage il ouvre un placard tout en-haut des meubles de cuisine et en sort un paquet cadeau… © | ![]() | |||||
| La suite est en écriture ... | ||||||
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