Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...

Publicité

le Roman de Pierre et d'Agnès (Ch. 5-C)




   


Le tout début du roman est
ICI

mais le début de l'histoire est LA






     
 
     





 


 

Cliquez sur la loupe !


 

CHAPITRE   V (C)




    

    Odette est la plus loquace autour de la table et Agnès est un peu abasourdi par tes ces bavardages où se mêlent souvenirs familiaux et questions personnelles. Elle répond comme elle peut avant qu’Odette ne se relance dans un flot de paroles. Jean pour sa part écoute sans broncher mais Agnès à remarquer qu’il souriait volontiers à l’évocation de quelques souvenirs cocasses évoqués par sa femme. Il est vrai qu’Agnès apprend beaucoup de choses sur Pierre et son enfance comme cette fois où il avait, à l’âge de sept ans, manger en cachette toutes les fraises au vin que sa mère avait mis à macérer. Il s’en était écoulé évidemment sa première ivresse. Il chantait et parlait, du moins baragouinait, toute la soirée et sa mère l’avait couché de bonne heure. Il avait dormit comme une souche pendant presque douze heures. Pierre aussi sourit sans rien dire car il a sans doute entendu sa mère raconter cette histoire des dizaines de fois. Bien d’autres anecdotes sur l’enfance de Pierre sont racontées par Odette, mais Agnès commence à si perdre dans les oncles et tantes, les cousins, les frères et la sœur, elle ne sait plus qui a fait quoi ! Mais les questions essentielles c’est Jean qui les poses.

    -    Je n’ai pas bien compris, tu travailles dans l’entreprise de ton père,  c’est ça ?
    - Oui ! Mais c’est une petite maison d’éditions musicales. Nous ne sommes pas beaucoup, d’ailleurs c’est Papa qui s’occupe de la plupart des choses importantes. Moi je ne suis qu’une commerciale parmi d’autres.
    -    Ça ne doit pas être facile de travailler sous les ordres de son père malgré tout ?
    -    En effet, ce n’est pas rigolo tous les jours, mais on s’y fait. Sourit Agnès.
    -    Tu t’images mon Pierrot à travailler avec ton père ! Rigole alors Odette en s’adressant à son fils.
   -  J’aurais démissionné au bout de deux heures. S’esclaffe Pierre en riant tout autant que sa mère.

    Jean rigole aussi de bon cœur, à la grande surprise d’Agnès qui avait peur de cet homme en l’imaginant froid et sévère, mais qui le découvre gai et plein d’humour. Odette prend l’initiative de débarrasser l’apéritif pour passer au dîner. Agnès ne voulant pas paraître trop fainéante se lève et l’aide dans cet tache. Les deux femmes disparaissent dans la cuisine et Pierre se retrouve seul avec son père quelques instants.

    -    Elle m’a l’air bien gentille ta copine ! Dit Jean à son fils.
    -    Merci papa ! Répond Pierre ravi et un peu ému de cette affirmation.
    -    Donc vous allez vivre ensemble ?
  - Oui. Dès ce week-end elle s’installe avec moi à Montsoult !
    -    Et vous avez parlé des questions pratiques, je veux dire les questions de responsabilité et surtout des questions partages des frais ?
    -    Heu ! Pas vraiment, mais c’est vrai qu’il va falloir qu’on mette les choses au point mais il n’y aura aucun problème je te l’assure. Elle n’a pas besoin de mon argent pour vivre et ce n’est pas pour ça que nous sommes ensemble.
    -    Bien si tu es sur !
    -  Évidemment que je suis sur ! S’énerves quelque peu Pierre.
    -    Calme toi j’ai confiance en ton jugement ! Après tout, tu es mon fils, non ! sourit Jean.
    -    Je crois oui ! Sourit à son tour Pierre.

    Les deux femmes reviennent de la cuisine les bras chargés d’assiettes et de couverts pour l’une et de différents ustensiles, empilés sur une assiette empruntée à la pile de la précédente, pour l’autre.

    -    Hé les hommes, vous pourriez mettre la main à la pâte ! S’esclaffe Odette.
    -    Les hommes sont faits pour garder les pieds sous la table ! Rigole son fils qui fini tout de même par se lever mais uniquement pour soulager Agnès de sa charge.
    -    Hé ! Je le sais bien avec ton père ! Remarques que lui, il vaut mieux qu’il reste assis, maladroit comme il est ! Ajoute Odette provoquant un large sourire sur le visage de Jean.

    Une fois la table installée, les entrées servies et la première bouteille de vin terminée, les conversations vont bon train. D’un coté les femmes papotent chiffons, caractères masculins et autres bavardages spécifiquement féminins. De l’autre Pierre reçoit la désapprobation de son père pour l’achat, à tempérament, de la voiture de Marcel. Vient ensuite le plat de résistance sous les traits d’un rosbif sanguinolent sur la garniture d’haricots verts et de pommes de terre.  La viande étant d’une tendresse remarquable, chacun mange avec appétit, sans ouvrir la bouche pour autre chose que la remplir de cette chair saignante à souhait.  Ils en sont là de ce repas, quand les roulements de l’orage se fait entendre au loin. Jean se lève et se précipite dans leur chambre afin de fermer les fenêtres.

    -    Ben, mes enfants. Vous n’êtes pas près de rentrer chez vous avec cet orage ! S’exclame Odette.
    -    Tu sais Maman, il ne pleut pas dans la voiture ! Rigole Pierre.
    -    Vous êtes garé loin ?
    -    Non pas trop, ça ira. Et puis on n’est pas partit encore, on n’a pas eu le désert ! Dit Pierre en se léchant les babines.
    -    Surtout que ta mère a pensé à toi pour le dessert ! Dit Jean à son fils.
    -    Mais ! S’exclame Odette en donnant une petite tape nerveuse sur le bras de son mari. Tu ne peux pas garder ta langue, toi ! Pas moyen de faire une surprise avec toi !

    Jean ne répond pas sinon par un sourire narquois. Agnès, qui ne connaît pas encore tous les goûts de son cher et tendre, se demande quel peut-être de désert tant apprécié de Pierre. Lors de son passage à la cuisine, malgré ses yeux inquisiteurs, elle n’a rien vu  qui puissent ressembler à un dessert. Mais l’occasion d’être renseigné au plus vite lui est donné par Odette.

    -    Agnès ! Tu viens m’aider pour la suite ? Heu ! ... ça ne t’ennuie pas que je te tutoie ?
    -    Oh non pas du tout ! Au contraire ! Répond t-elle empressé et ravi d’être rentré aussi vite dans l’intimité de sa ‘future’ belle-mère !

    Malheureusement en arrivant dans la cuisine, Odette lui demande gentiment si elle peut amener la salade, déjà préparé, dans la salle. Elle le fait rapidement et revient aux consignes. Le plateau de fromage est lui sorti du réfrigérateur tout prêt à être emporté. Odette est penché en avant, la tête plongée dans le compartiment congélateur. Elle en ressort en tenant à la main la boîte contenant sans doute le dessert tant attendu. Agnès lui prend la boîte des mains pour la soulager et surtout pour pouvoir lire tranquillement le nom de cette glace, et elle découvre qu’il s’agit d’un vacherin au café.

    -    Tiens ma belle, puisque tu le tiens, tu peux le sortir de sa boîte qu’il se dégèle le temps qu’on mange le fromage !
    -    D’accord ! Répond Agnès en déposant rapidement la boîte sur la table de la cuisine. Hou-la-la ! C’est froid dites donc !
    -    Hi hi ! Tu veux qu’on le passe au micro-onde avant ? Rigole Odette.
    -    Si vous avez des pailles pour le manger ? Pourquoi pas !

    Et les deux femmes éclatent de rire à l’image des hommes aspirant leur glace à la paille. Ces rires proviennent jusqu'à Pierre et Jean, dernier lançant un : « Dites donc les filles ! Ça rigole bien là bas !! » qui ne fait qu’amplifier leurs fous rires. Elles reviennent toutes deux dans la salle à manger en étouffant leurs rires, qui portant le plateau à fromages, qui amenant une nouvelle bouteille de vin rouge et les couverts à salade qu’Agnès n’avait pas amené précédemment.

   -   Alors ! De quoi parliez-vous, pour rigoler autant ? Demande Jean en souriant.
    -    Secrets de femmes ! Répond son épouse en prenant une mine fière.

    Agnès a à peine le temps de reprendre sa place qu’Odette lui pousse le saladier devant le nez et lui tend les couverts en l’invitant à touiller la salade. Elle sait à quoi pense cette dernière aussi commence t-elle délicatement à retourner les premières feuilles afin de ne pas en mettre à-coté du saladier. Elle le fait en sachant qu’Odette surveille, prête à compter le nombre de feuilles renversées, qui sont signes d’années à attendre avant les noces. Agnès, se sentant prête au mariage, contrôle efficacement le mélange et le termine sans avoir mis aucune feuille sur la table. Odette se retourne vers son mari et lui dit :

    -    Il va falloir économiser vite fait mon chéri ! Je pense qu’on aura une dépense assez importante dans l’année qui vient.

    Jean, qui connaît bien les tendances de son épouse à suivre les dictons populaires, se contente de hausser les épaules et se replonge dans le plateau de fromage, qu’il a déjà bien entamé. Agnès, fière d’elle se retourne vers Pierre en lui adressant un joli sourire et en posant sa main sur la sienne. Il lui saisit doucement les doigts et lui rend son sourire complice, connaissant lui aussi tous les dictons de sa mère. Au dehors les éclairs commencent à éclairer le ciel et le tonnerre semble gronder de plus en plus fort. Agnès, qui n’a jamais apprécié les orages, s’accroche au bras de Pierre à chaque claquement sec et puissant. Il se laisse faire et même apprécie ces rapprochements, et histoire de la rassurer, il lui dépose un petit baiser sur la joue tendrement, sous l’œil amusé de sa mère.

    La salade et le fromage terminé, Odette débarrasse les assiettes aidée d’Agnès qui se sent de plus en plus la fille de la famille. A la cuisine une fois calé les assiettes dans l’évier, en attente de lavage, elles s’attèle à préparer le désert. Pendant qu’Agnès emporte à la salle à manger les petites assiettes et les couverts à désert, Odette dépose le vacherin sur un grand plat et sort un grand couteau. Agnès c’est déjà installé quand Odette apparaît avec le plat sur lequel est déposé un grande bougie allumée.

    -    Tu m’excuseras mon grand mais j’ai trouvé que celle là ! Rigole t’elle en posant sa charge sur la table.
    -    Mais il est passé depuis longtemps mon anniv. ! Répond Pierre étonné.
    -    Comme quoi il y a longtemps que tu n’es pas venu ! Répond sa mère du tac au tac.
    -    Oh ! Pardon M’man ! Dit Pierre en baissant la tête.
    -    Jean ! Va chercher le champagne ! Ça te fera lever ton postérieur de ta chaise ! Dit-elle en se retournant pour prendre les flûtes dans le buffet derrière elle.

    Le père de Pierre se lève sans rechigner et part chercher la bouteille qui attend dans le réfrigérateur depuis le midi. Au passage il ouvre un placard tout en-haut des meubles de cuisine et en sort un paquet cadeau…



 

©




















    

La suite est en écriture ...
  
 
 

 
   

  
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
Ça valait la peine d'attendre, il est super, ce repas !J'attends le café avec impatience, et je vais tâcher d'imaginer ce qu'il y a dans le paquet cadeau... Le sevrage a été long, mais pas efficace,  ;-)je voudrais déjà lire la suite !!!Gros bisous... merci pour cette histoire que j'aime tant !
Répondre
F
<br /> <br /> Il te faudrat être un peu patiente !<br /> Mais ce repas ne m'inspire pas du tout !!!!<br /> <br /> Bisous.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />