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Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...

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MAI 1973 ( 3° partie )

 
 
 

 
    MAI 1973 ( 3° partie )
 Le début est là ...  X
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     Après une soirée partagée entre douleurs à ma cheville et battements de mon cœur à chaque pensée pour ma Belle, je gagnais mon grenier où était aménagé un lit dans le bureau de mon beau-frère, où d'ailleurs il ne mettait jamais les pieds en temps normal !

     J'eus bien du mal à m'endormir et afin de calmer mes ardeurs de la journée je pratiquais ce geste bien connu de tous les garçons… Je bénissais donc l'inventeur de l'essuie-tout qui à sauver la blancheur de bien des draps ! Cela calma mes battements de cœur mais je dus prendre deux cachets pour les douleurs plus physiques.

     Quand les premiers rayons du soleil filtrèrent par le vasistas, je me réveillais avec deux sentiments distincts. Celui de prison pour ma cheville gauche qui avait dut enfler sous le plâtre et celui, plus intime, de mâle viril prêt à honorer sa femelle. Pour les deux cas ce n'était qu'histoire de gonflement qui pourtant se calmerait bien vite dans le deuxième en songeant à me préserver au cas ou ! …

     Le moment le plus pénible pour moi était venu : La salle de bains ! Cela faisait trois mois que je faisais ma toilette au gant, mis à part quelques tentatives de douche avec un sac poubelle autour de la jambe qui ne s'étaient pas révélées d'une facilité et surtout d'une efficacité indéniable. Néanmoins je pris un soin tout particulier, ce matin là, à ma toilette intime.

     Le petit déjeuner étant primordial à mes yeux, je m'enfilais quatre monstrueuses tartines faites avec une baguette entière. Elles étaient bien sur toutes garnies généreusement de beurre et de confiture d'abricot qui, débordant largement du pain, se perdaient aussitôt dans le fond du grand bol de café au lait. Après ce rassasiement obligatoire le passage aux toilettes, mon poste de guet préféré, était indispensable. Mais vu l'heure bien matinale pour un dimanche, il était à peine neuf heures, je ressortis de cet endroit un peu déçu. Anne-Marie n'avait pas encore ouvert ses volets…

     Je sortis tout de même dans le jardin afin de faire quelques photos avec mon tout nouvel appareil reflex que ma grand-mère et surtout ma maman m'avaient offert pour apaiser ma solitude lorsque j'étais bloqué au lit les deux premiers mois de ma convalescence. J'essayais de faire tout ce que j'avais lu dans le magazine photo auquel je m'étais abonné à la suite de ce cadeau. Mise au point, profondeur de champ et focale n'avaient plus de secrets pour moi, je le croyais du moins. Fleurs, insectes butineurs ou mangeurs de feuilles et le chien de mon beau-frère, tout était bon pour exercer mes nouveaux talents. Je tournais donc autour de la maison, shootant avec choix les plus intéressant des phénomènes naturels de ce jardin, les pellicules et le développement n'étant pas donnés et mes parents n'ayant pas les moyens de payer toutes mes folies. Aujourd'hui le numérique permet plus de liberté mais permet aussi de faire n'importe quoi !

    A chacun des tours, je jetais un œil vers le bas de la rue par-dessus le portail. Et mes espoirs furent récompensés vers dix heures trente quand j'aperçus Anne-Marie qui me faisait un petit signe de la main. Mon appareil toujours sur l'épaule je franchis le pas de porte et partis à sa rencontre. Comme la douleur était tout de même présente j'avais ressortit les béquilles, et elle dut faire une partie du chemin avant que nous nous rejoignîmes !

       Elle paraissait encore plus intimidée que moi et c'est dans des cafouillis que nous échangeâmes le premier ''Bonjour''. Je m'accrochais à mes béquilles, qui n'avaient jamais aussi bien portés leur nom, afin de cacher au mieux les tremblements de mes mains. Interprétant autrement ma fébrilité elle me proposait de m'asseoir auprès d'elle sur le parapet de la maison de sa copine devant chez qui nous nous étions rejoints. J'acceptais avec joie et tout en m'installant auprès d'elle j'admirais le début de ses cuisses que sa jupette laissait entrevoir. Son parfum frais m'enchantait et, si n'y avait eu la douleur de ma cheville, j'aurais cru rêvé. Elle s'enquit de ma santé après l'accident de la veille et je lui racontais de façon humoristique mon passage à la clinique. Cela la fit sourire et je tombais de plus en plus amoureux de sa bouche, de ses yeux, de ses petits seins que je devinais sous le débardeur orange qu'elle portait ce matin. Puis la conversation s'axa sur ma présence à Domont et mon accident de ski. A chaque détail un peu fort elle me regardais avec des yeux d'une infinie douceur et lorsque j'en arrivais aux douleurs infernales que j'avais subit dans les premiers temps, je sentis sa main se poser délicatement sur la mienne, comme pour apaiser à posteriori tous mes tourments de l'époque. Cela ne fit qu'augmenter ceux, plus actuels, de mon cœur !

     Au bout d'une heure de discussion, où chacun son tour nous avions tenté d'expliquer notre attirance mutuelle, l'on parvint à un accord satisfaisant consistant en l'échange d'un petit bisou sur la joue avant de se quitter provisoirement pour l'heure de midi.

     C'est d'une humeur guillerette que je regagnais mes pénates. Même mes béquilles semblaient voler tellement je me sentais léger. Je connaissais mon premier vrai amour d'adolescent …
 

 
  ♥ ♥  
     
  A SUIVRE ....  
 


 
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M
Hé hé hé Fred ça sent l'hallali ....Tayaut.tayaut.tayaut...lolbonne journée l'ami...jaguar placide
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F
<br /> <br /> La fin est en ligne !!!<br /> Après la cour, la chasse à cour... l'hallali...<br /> et le retour au relais des chasseurs ! :0036:<br /> <br /> Salut Marc ! Bonnre après-midi  :0059:<br /> <br /> <br /> <br />