Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...
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| Le tout début du roman est ICI mais le début de l'histoire est LA | | |||||
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| CHAPITRE III (a)
Quand les douze coups de midi sonnent au clocher du bourg, Pierre et Agnès sont déjà appuyés sur l’aile droite d’une Renault 18 rutilante et couleur Crème, la seule de tout le parking, depuis cinq minutes. - Ça ne va pas nous faire manger de bonne heure ! S’inquiète Pierre. Et le petit bisou se transforme en un baiser langoureux. Ils reprennent à peine leurs esprit, après ce baiser, que Pierre voit arriver son oncle. Il a les bras chargés d’une cagette remplie de légumes, fruits et sac en papier contenant les provisions du couple. Il va à son devant, afin de l’aider à porter ses commissions et de lui libérer les mains pour qu’il puisse ouvrir les portes de sa voiture. - Merci Pierre ! Ta tante m’a fait une liste si longue que je ne sais même pas si j’ai tout pris ? Mais c’est bien assez lourd comme ça. Si j’avais mieux lu, j’aurais pris le caddy ! Bougonne Marcel en ouvrant le coffre. Pierre y dépose la cagette et Agnès vient y ranger le panier, préférant garder son bouquet de roses avec elle. Et tout le monde embarque dans la voiture, Pierre montant à l’avant, aux cotés de son oncle. Agnès a donc la banquette arrière pour elle seule. La route jusqu’au domicile de Marcel ne prend que cinq petites minutes. Le petit pavillon de l’oncle de Pierre semble bien agréable. C’est une petite maison de plain-pied, plantée sur un terrain gazonné, avec une terrasse sur le devant équipée d’un salon de jardin sous un auvent qui, en cette journée d’été, incite à s’y installer pour goûter aux joies du farniente. Sur le coté de la maison, une allée gravillonnée mène au garage. Pierre descend ouvrir le portail accompagné d’Agnès qui ne le lâche pas d’une semelle, perdue qu’elle est dans cette famille inconnue. Au passage, Pierre montre à sa compagne la petite voiture jaune garée le long du trottoir. Ce doit être, sans doute, celle promise pas Marcel. Une fois la voiture rangée, Marcel réapparaît et demande à Pierre de venir chercher son panier, car ils vont le mettre tout de suite dans la Golf. Le dit Pierre court en petite foulée rechercher ses affaires, toujours suivi d’Agnès qui tient absolument à récupérer son bouquet laissé sur la banquette. Elle se félicite alors d’avoir mis des chaussures plates pour suivre, difficilement malgré tout, les foulés de son homme. L’oncle Marcel sort alors de ses poches un monceau de clés et trifouille dans le paquet afin d’en ressortir celles de son ancien véhicule. Ce faisant il lance, par une fenêtre ouverte devant être celle de la cuisine : - Gigi ! Prépares l’apéro ! Y’a de la visite ! Et de la belle ! Puis il se rend sur le trottoir ouvrir le coffre de la volkswagen. Le petit couple le rejoint aussitôt munis du panier et du bouquet de roses. Agnès semble gênée car elle se dit qu’ils auraient put acheter des fleurs à la tante de Pierre. Elle confie son dilemme à Pierre qui semble désolé de cet oubli. Il lui dit qu’il vont laisser ce bouquet dans la voiture pour ne pas être embêté devant sa tante. Mais Agnès a une autre idée qu’elle lui dit à l’oreille : - On va lui donner celui là et tu m’en prendras un autre plus tard mon chéri. Je n’aime pas arriver les mains vide. Pierre ne semble pas trop emballé par cette solution, mais il se dit qu’il en prendra un encore plus beau pour sa douce et il accepte le deal d’un petit bisou. Marcel à ouvert la porte de la Golf dis à Pierre en lui tendant les clés : - Tu veux faire un tour tout de suite ? Après avoir déposé leur panier dans sa nouvelle voiture, Pierre rattrape Marcel et Agnès qui franchissent de nouveau le portail en direction du pavillon. Sur la terrasse, une petite femme brune s’affaire à préparer l’apéritif. Ce dernier sera le bienvenu, avec la chaleur qui devient peu supportable. Quand elle aperçoit son neveu, Ginette s’essuie les mains, sur un tablier qu’elle n’a pas, et s’écrie en se jetant sur lui : - Mon Pierrot ! Que je suis contente de voir ! Ça fait longtemps ! Ils s’installent tous quatre autour de la table, à l’ombre de l’auvent. Pierre, à la question que lui pose sa tante concernant son choix de boisson, opte pour un Pastis avec de l’eau fraîche et des glaçons. Agnès n’est pas une fana de cette apéritif, mais la soif ressentie la pousse à demander la même chose, avec beaucoup d’eau. Marcel se sert tout seul la même chose, mais en se mettant une dose que Ginette n’aurait certainement pas voulu lui servir. Elle-même choisissant son Porto habituel auquel elle adjoint un glaçon pour le rafraîchir un peu. Ayant terminé le premier son verre, Marcel se lève et dit à Pierre qu’il lui ramène les papiers de la voiture mais qu’il règleront l’acte de vente plus tard. Ginette choisi ce moment pour resservir ses invités et oublie au passage le verre de son mari absent. Pierre sourit de ce geste car il connaît déjà la réaction de son oncle à son retour, mais Agnès, ignorante du conflit opposant Ginette et Marcel, s’étonne à voix haute : - Vous avez oublié de resservir votre époux ! Dit-elle naïvement. Agnès, se recroqueville sur sa chaise, en se jurant de ne plus rien dire d’autre que des banalités ne pouvant porter à conséquence. Michel, en posant doucement sa main sur la cuisse de sa belle, vient à son secours en essayant de calmer les aigreurs de sa tante. Il n’était que temps car Marcel revient avec à la main les documents de la Golf. La première chose qu’il fait en s’attablant est de compléter son verre jusqu'à obtenir sa dose considérable de pastis. - Doucement ! Ne peut s’empêcher de dire son épouse. Mais il n’en a cure et, sourd à ces remontrances, il tend les papiers du véhicule à Pierre. Il lui signifie bien qu’il faudra finaliser la vante assez vite pour qu’il puisse résilier son assurance sur cette voiture. Pierre lui confirme qu’il viendra dès que possible pour faire la vente dans les règles. L’apéritif reprend un air plus détendu lorsque la conversation dévie sur Agnès et ce qu’elle fait dans la vie. Marcel ayant des mots d’esprits qui amuse nos deux jeunes gens, plus par leur arrivée mal à propos que par leur finesse, le ton est joyeux pour achever cette visite. C’est donc le sourire aux lèvres que les adieux ont lieu sur le trottoir, d’où Marcel pourra voir le départ de sa bonne vieille voiture. Pierre démarre doucement. Il préfère prendre la mesure de sa nouvelle voiture avant de se lancer. Agnès elle, prends tout de suite ses aises dans cette petite voiture en posant les pieds sur le tableau de bord, la main droite au dehors, pendante dans le vent chaud. Son chauffeur ne peut s’empêcher d’admirer les cuisses de la belle, découvertes par cette position très sensuelle. Prenant de l’assurance Pierre accélère en prenant la direction de son appartement. En arrivant au bas de l’immeuble, il va pour se garer à l’emplacement d’où sa R5 a disparue deux jours plus tôt. Pris d’un doute soudain, il continue son chemin jusqu'à une autre place libre, plus éloignée de l’entré mais plus proche de ses fenêtres. En coupant le contact il regarde sa montre et il lui vient une idée. - Vu l’heure avancée, je n’aurais pas le temps de faire la cuisine pour manger assez tôt, si l’on veux se balader cet après-midi. Je monte les courses à l’appart et je t’emmène au restau promis hier soir. Dit-il à Agnès qui s’apprêtait à descendre. En effet, Agnès a à peine le temps de descendre de la voiture et d’en faire le tour pour exposer au soleil son visage quelques instants, que Pierre réapparaît essoufflé. Il se jette littéralement sur Agnès pour la prendre dans ses bras et lui déclarer : - Qu’est-ce que t’es belle mon amour ! Agnès, enivrée par ce doux manège, ne peux lui répondre qu’en l’embrassant avec force pour exprimer son amour pour lui. Quelques voisins, peu habitués à voir ce jeune homme discret se livrer de telles démonstrations, les regardent d’un œil suspect. Mais Pierre ne s’en inquiètes pas, tout à son bonheur naissant qu’il est. ls remontent tous deux dans la voiture et prennent la route vers le restaurant qu’ils n’ont put atteindre la veille au soir… © | ||||||
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