Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...
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| Le tout début du roman est ICI mais le début de l'histoire est LA | | |||||
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| CHAPITRE III (C)
Michel attend derrière la porte que son vieux pote vienne lui ouvrir. Il espère qu’il n’a pas l’intention de lui présenter une fille ! Il n’a aucune envie de se remettre en couple maintenant. Mais il entend des pas dans l’appartement de Pierre. Il cache vite fait la bouteille qu’il a à la main, dans son dos. - Salut vieux frère ! Entre ! Lui dit Pierre une fois la porte grande ouverte. Et c’est là, qu’il découvre Agnès. La vue de cette magnifique blonde lui fait renier sa promesse encore tenue il y a une minute. Il s’arrête au milieu du couloir ne sachant comment se comporter face à cette jeune femme qui lui sourit. Un sourire à faire tomber pense t’il. - Je te présente Agnès. La femme de ma vie ! Poum ! Envolés en fumée les rêves de Michel. Il s’approche néanmoins souriant de la dite Agnès qui lui tend déjà la joue pour une bise confraternelle. - Et bien Bonjour Agnès, la femme de la vie de mon copain Pierre. Nos trois amis vont donc, à la queue leu leu, jusque sur les lieux d’un apéritif qui promet d’être long. Agnès ferme la marche en bonne maîtresse de maison, dont elle se sent prête à assumer les taches. Autour de la table un petit courant d’air anime les feuilles des maigres plantations de Pierre dans leurs bacs. Mais ce n’est pas suffisant pour atténuer la chaleur qui pèse encore sur l’atmosphère. Pierre à laisser passer Michel pour qu’il s’installe à la chaise en bout de table, lui-même s’installant à l’autre bout, laissant ainsi entre eux deux la belle Agnès. Celle-ci contrecarre les prévisions de Pierre en s’asseyant sur les genoux de ce dernier en le prenant par le cou. Docile, il passe un bras dans le dos de sa compagne et la prend par la taille, sa main gauche posé sur la peau de sa belle sous le débardeur rose. Le pouce D’Agnès caressant le cou de son homme, il lui caresse doucement la peau de ce petit ventre avec douceur. Michel attend qu’ils veuillent bien s’intéresser à lui en sortant son paquet de « Peter. » Il sort une cigarette qu’il se coince entre les lèvres et tend son paquet vers le couple qui lui fait face. La table étant trop large, Agnès est obligée de bouger pour attraper sa cigarette et pour laisser Pierre libre de ses mouvements pour faire de même. Elle s’assoit donc sur la chaise qui lui est alloué le dos à la balustrade du balcon. Une fois installée elle s’exclame : - Oh non chéri ! On change de place mon amour, comme ça je ne peux pas voir le paysage. - Si tu veux mon cœur ! Après tout le « paysage » comme tu dis, je le connais par cœur. Souris Pierre. Agnès s’installe donc dans le fauteuil en le tournant un peu pour pouvoir voir, en même temps, leur invité et ce paysage encore nouveau pour elle qui va devenir son horizon de tous les jours bientôt. Pierre profite de sa position debout pour commencer à servir. - Michel ? T’as amené du Martini mais je suppose que tu vas prendre un whisky-coca comme d’hab. Pierre sourit et après avoir remplit les verres selon les goûts de chacun, il se rend à la cuisine chercher dans le réfrigérateur le seul citron restant. Il est persuadé qu’Agnès avait déjà dut le repérer. Il entend alors les rires de Michel et d’Agnès. La, aussi son idée est faite : « Ils rigolent sur mon dos ! » Pense t’il. Cela lui amène un sourire qu’il a encore lorsqu’il revient sur le balcon. - Qu’est-ce que Pierre t’a raconté sur moi qui te fasse tant rire ma chérie ? Un fou rire commun les prend et c’est Agnès qui reprend pied la première. - Allez ! Racontez-moi vos histoires d’armée. Ça m’a toujours fait rire la bêtise des militaires ! Agnès, connaissant bien évidemment l’histoire, en profites pour s’éclipser aux toilettes. Quand elle revient peu après, les deux garçons parlent de Michel et de son passage chez son ex. Elle ne comprend pas tout, car ils parlent de personnes qu’elle ne connaît pas. Cependant elle arrive, après quelques temps, à se douter que la Nicole, dont le prénom revient sans arrêt, est l’ex en question. Il semble que cette fille a fait croire à Michel qu’elle était folle amoureuse de lui uniquement pour qu’il continue à payer la moitié du loyer du studio qu’ils occupaient. Quand il l’a aperçu, la semaine dernière, avec un autre garçon dans une position sans équivoque, il est allé raconter l’histoire à une amie de cette Nicole. Celle-ci lui aurait confirmé qu’elle sortait bien avec un autre gars que Michel mais en nommant quelqu’un d’autre que celui aperçu dimanche dernier. Ça été trop pour l’ami de Pierre qui a fait un esclandre le soir même. Esclandre auquel la dite Nicole aurait répondu par un « Si t’es pas content, tu fous le camp ! » Ce que Michel à fait avec aigreur et surtout vexé de s’être laissé berné ainsi. Michel fini son histoire en disant : - Toi au moins, tu as l’air d’avoir trouvé la perle ! Termine t’il en clignant de l’œil avec un mouvement de tête vers Agnès. Michel allait surenchérir mais devant la longueur du baiser, il préfère se taire et les laisser profiter de cet instant. Pour ne pas paraître trop intrusif, il se détourne un peu pour allumer une cigarette. Pierre ayant repris ses esprits après ce baiser qu’il n’attendait pas vu la présence de Michel, se tourne vers son ami et dit : - Encore une clope ! Tu fumes de plus en plus, dit donc ? Ils parlent encore quelques minutes avant que Pierre ne resserve une deuxième tournée. - Non pas à moi ! Merci mon amour mais avec ceux d’à-midi et le vin ça commence à faire beaucoup pour moi, faible femme. Et les rires repartent de plus belle. L’ambiance reste gaie jusqu’à la fin de cet apéritif qui prend son terme lorsque Michel se lève en disant : - Il roule encore ton tas de ferraille ? Le jeune couple raccompagne jusqu'à la porte leur ami. Pierre lui souhaite bon courage pour sa soirée et Agnès l’embrasse un peu plus chaudement qu’a son arrivée pour lui montrer qu’elle l’aime bien. Une fois la porte fermée Agnès ne manque de demander des compléments d’informations sur le métier de Michel. Pour elle la presse signifie Journalistes et d’après les propos de Michel, elle a bien compris qu’il s’agissait d’autre chose. - En fait il est imprimeur dans un grand groupe de Presse et de temps en temps il fait des nuits. C’est quand même là qu’il y a le plus de travail, avec les journaux quotidiens. Ayant opté pour les steaks, Agnès prend connaissance avec la cuisine en s’occupant toute seule à préparer ce repas. Pierre surveille néanmoins pour lui dire, à chaque fois, où se trouvent les différents ustensiles ou condiments. Ils s’occupent tout de même à sortir par la fenêtre la friteuse électrique sur un petit meuble exprès pour ça posé sur le balcon. « C’est pour les odeurs » explique t’il brièvement à Agnès qui s’étonnait de cet acte bizarre. Il la laisse finir sa cuisine tranquillement et s’occupe à mettre la table dans la salle pour changer un peu du balcon. Il a d’ailleurs remarqué que le soir en laissant toutes les fenêtres ouvertes, cela faisait un courant d’air qui rafraîchissait la pièce agréablement. Contrairement au balcon où la brise du soir ne suffisait pas toujours à rendre l’air respirable. Durant le repas ils mettent au point le déménagement d’Agnès, puisqu’il en a été décidé ainsi. Agnès préférant cent fois plus vivre ainsi que dans sa chambre de bonne, même si elle s’éloigne ainsi de son travail. Cependant, ils décident de passer la semaine à venir à Paris tous les deux afin de pouvoir ranger tranquillement les affaires d’Agnès. Et puis Pierre sera sur place pour son travail et gagnera du temps en aller-retour. Il devra malgré tout revenir le mercredi soir pour donner un cours de guitare programmé depuis longtemps. - Mais je ne te laisserai pas partir tout seul, je viendrai avec toi ! Je t’ai, je te lâche plus ! Rigole Agnès. Et c’est dans les rires qu’ils vont se coucher pour une nouvelle nuit où l’amour risque d’être plus que présent.… © | | |||||
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