Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...
| Karine était essoufflée quand elle arriva sur le palier de ses parents. Trois étages, c'était déjà trop pour elle qui avait arrêté le jogging. Quelle idée saugrenue de ne pas mettre d'ascenseur dans les immeubles de quatre étages et moins! Elle reprit sa respiration et rajusta sa tenue avant d'appuyer sur le bouton de la sonnette. Elle entendit des pas derrière la porte et l'angoisse commença à lui serrer la gorge et c'est avec difficulté qu'elle avala une dernière fois sa salive avant que la porte ne s'ouvre sur... ... sa mère qui l'accueillie d'un grand sourire. - Tu n'as plus tes clés ma chérie ? - Euh! Je ne sais plus où je les ai mises, bafouilla t'elle en entrant dans l'appartement. Un coup d’œil vite fait fans l'entrebâillement de la porte du séjour lui dévoila qu'il n'y avait pas grand monde d'arrivé. - Je suis la première ? questionna t'elle en accrochant son "burberrys" à la patère de l'entrée. Sa mère, ayant visiblement la même dose d'angoisse qu'elle, lui expliqua tout de suite le déroulement de la soirée. Karine n'avait rien demandé mais elle avait tout de même hâte de savoir: Quand Fabien allait t'il arriver ? - Normalement tout le monde devait venir pour vingt heures, mais ton frère ne sera pas là avant vingt et une heures. C'est ton oncle qui le prend au passage en rentrant de son cabinet. - Oh là là ! Avec Georges vingt et une heures ça peut vite devenir minuit s'il a une affaire en cours. S'affola t'elle connaissant la propension de son oncle à ne pas voir l'heure passée lorsqu'il travaillait. - Non, ne t'inquiètes pas je l'ai mis en garde. Répondit sa mère d'un air sure d'elle. Cela rassura effectivement Karine, car elle connaissait le pouvoir de persuasion qu'avait sa mère sur son propre frère. Après avoir été salué son père qui oeuvrait dans la cuisine à préparer quelques plats d'amuse-gueule, elle s'installa dans le canapé du salon. Au fur et à mesure que l'heure avançait, les quelques invités arrivèrent tous, avant vingt heures comme promis. Elle accueillit sa tante Juliette, la sœur de son père, avec son mari l'invisible Simon, suivit de peu par leur fille Julie qui avait sensiblement le même âge que Fabien. Karine sourit en l'embrassant en découvrant qu'elle n'était pas la seule à trembler. Sous ses doigts elle sentait les frémissements de sa cousine à travers la soie de son chemisier. Un échange de regard complice entre les deux jeunes filles lui démontra que Julie avait conservé, malgré les années, ses sentiments envers Fabien, que ce dernier n'avait d'ailleurs jamais entrevu. La soirée s'annonçait décidemment pleine de suspens sur la façon dont chacun allait se comporter face au reour de l'enfant prodigue.... A suivre dans Le roman sans trame V |