Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...
| * * * Lundi 11h58 devant la médiathèque… Karine à pris un peu d’avance pour sa pause déjeuner et depuis trois minutes au moins, elle attend sur le trottoir que Fabien veuille bien se présenter au coin de la rue. Comme c’est un garçon ponctuel, c’est lorsque l’église voisine sonne le premier coup de midi qu’il descend d’un taxi juste devant sa sœur. - Tu n’as pas passé le permis ? Rigole t’elle pendant qu’il la rejoint. - Si, mais je n’ai pas de voiture je te signale ! Répond t’il en souriant. - Ha ha ha ! Pourquoi tu ne prends pas celle de Papa, il ne s’en sert que pour les vacances… le reste du temps il a celle de son boulot. - Je n’ai pas pensé à lui demander et de toute façon ce ne serait pas une solution durable. Mais parles moi plutôt de toi, tu vis toujours seule ? - Eh non ! - Ah ! Et qui est l’heureux homme qui est l’élu ? - Il a trois ans, il est roux et il miaule tant que sa gamelle n’est pas remplie ! Rigole t’elle. Il s’appelle Ouistiti. - Ok ! sourit t’il. Tu ne veux pas me répondre sérieusement une fois dans ta vie petite sœur ? - Pas avant que toi tu m’ais raconté tes aventures péruviennes. - Tu es vraiment une petite curieuse, mais c’est vrai que je t’ai caché tant de choses depuis cinq ans que tu as le droit de me poser toutes les questions que tu veux, enfin presque toutes. Et surtout lorsque l'on sera enfin assis à une table de restau ! Quand ils furent installés à une table de la brasserie qui voisine avec la médiathèque et après avoir passé commande, Fabien commença la récapitulation de sa vie durant ces années d’absence… Juin 2001 à l’aéroport Georges Chavez de Callao à 10 kilomètres de Lima. Fabien et Paul attendent, sac au dos, que leur contact viennent les chercher pour les emmener au départ l’avion pour Cuzco lieu de départ de cette course à travers la vallée de l'Urubamba au cœur de la cordillère des Andes avant le Machu Picchu, la vieille cité inca. Mais une heure après, alors qu’ils pensent avoir entendu une annonce pour leur avion, personne ne s’est manifesté malgré la précision du rendez-vous. Paul se décide à aller téléphoner, laissant Fabien attendre seul sur place, au seul numéro qu’il possède, celui de l’organisation à Lima qui s’est occupé du voyage. Lorsqu’il revient dix minutes plus tard, Fabien voit bien à la figure décomposé de son ami qu’il y a un problème, et cela lui est confirmé par Paul : Personne ne viendra aujourd’hui et l’avion est déjà partit. Heureusement Paul a une autre information plus rassurante, une chambre vient de leur être réservé dans un hôtel de Lima par l’agence de voyage. C’est donc en taxi qu’il rejoigne le centre de la capitale péruvienne… |