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Ma vie, ou presque.... Mon cancer, mon épouse décédée, mes souvenirs d'enfance, de vacances et mes poésies, mes élucubrations littéraires. Tout ce qui fait ma vie, ou presque...

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Le roman sans trame VI

 Encore un petit bout de notre feuilleton....

 d'abord ci-dessous
 le petit lien habituel

un long regard qui contenait toute la complicité du monde...
    *   *
   *
 Après un dernier apéritif où la discussion hésitait entre les banalités habituelles du style " Sacrée circulation ce soir encore! ..." ou bien " j'ai tout de même pris un parapluie, on ne sait jamais...", Suzanne pria tout le monde de passer à table.
Bien entendu, il y eut un petit jeu plus ou moins sain entre Julie et Karine pour savoir laquelle serait la plus rapide à s’asseoir au coté droit de Fabien, le gauche étant pris d’office, en vraie mère poule, par Suzanne. Karine fit valoir gentiment sa position d’ancienne habitante du lieu pour s’accorder la chaise convoitée. Fabien sourit à Julie en lui disant :
-   Ma petite Julie si tu laisses ma grande sœur s’asseoir à coté de moi ce soir, je t’invite au restaurant demain !
- Ah! ben… c’est d’accord. Répondis t’elle en rosissant légèrement.
-   Merci ! Lui dit Karine en lui déposant un baiser sur la joue.
Et chacun de s’asseoir en face de son assiette en attendant que le premier plat arrive.
-   Bon c’est pas tout ça mais moi j’ai comme une petite faim, faire le chauffeur ça m’a toujours ouvert l’appétit ! Déclara Georges.
 Karine, elle n’avait d’yeux que pour Fabien et elle ne savait pas comment aborder la conversation après tant de mots non dits dans leurs derniers courriers. Ce fut lui qui la détendit en entamant le dialogue :
-  Alors, ton boulot ça marche ? Tu es toujours à la bibliothèque municipale ? Lui demanda t’il.
- Et bien oui, mais ce n’est plus une bibliothèque, enfin plus seulement… maintenant c’est une médiathèque, on évolue…
-  Mais toi, ton boulot a changé ou pas ?
- Non, on est plus mais il y a plus de travail. Disons qu’il a évolué mais sinon c’est toujours plus du classement et du rangement qu’autre chose. Le principal c’est quand même, que je touche assez pour manger et que j’ai assez de temps libre pour l’écriture.
- Tu n’as toujours pas abandonné ton projet de roman médiéval ! S’étonna t’il.
-  Ah ! Celui là est mort et enterré. Non, je me suis lancé dans une histoire mi-policière, mi-sentimentale.
- Te connaissant ce doit être le sentimental qui prend le dessus. La nargua t’il en souriant.
Elle rosit et ne lui répondit pas autrement qu’avec un léger haussement d’épaules.
-  Et pour le coté policier si tu as besoin de conseil, je connais quelqu’un qui pourra te passer un ou deux tuyaux.
-  Si c’est un policier péruvien c’est toi qui me paye le voyage ?
-  D’abord ce n’est pas un péruvien et qui te parles de policier ?
-  C’est toi qui m’as dit…
-  Qui t’as dit que je connaissais quelqu’un pour te donner des tuyaux, pas forcement un policier.
-  Tu ne veux pas dire un truand quand même ? Lui demanda t’elle en le regardant d’un air suspicieux.
- Non, plutôt le genre détective privé. C’est mieux quand même. Lui dit t’il en pensant la rassurer sur ses relations.
- Ouais, si on veut ! répondit t’elle en pensant qu’elle allait peut-être finir par apprendre un peu de sa vie aux Amériques si elle continuait ce genre d’entretien avec lui. Et tu l’as connu comment ton détective ? J’espère que tu ne t’es pas embarqué dans un truc louche là-bas ?
- Ah ça Karine, c’est une histoire que je ne peux pas te raconter ici. Dit t’il en désignant leur mère du coin de l’œil. Mais t’inquiètes pas ce n’est rien…
- Quand même, tu m’inquiètes lui dit t’elle en lui lançant un regard désespéré.
-  Je viendrais te chercher demain midi à la bibliothèque, enfin la médiathèque et on ira déjeuner ensemble. Je t’expliquerai quelques trucs vite fait qui te rassureront. Lui susurra t’il à l’oreille et en lui faisant un petit bisou au passage.
- De quoi parler vous dans votre coin, les jeunes ? demanda Suzanne en leur tendant le plat de charcuterie.
-
De trucs de jeunes, maman… rigola Fabien en la débarrassant.
-  C’est ça, traite tes parents de vieux croûtons s’exclama Jean.
-  Mais non je rigole…
 Et le repas continua dans le brouhaha des conversations où Karine réussi à glaner quelques informations que son frère fut bien obligé de dévoiler pour ne pas paraître grossier envers sa famille.
 Elle apprit en premier que sa dernière résidence était Lima la capitale du Pérou. Puis elle put lui arracher la confidence qui ravi Julie, il y vivait seul dans un appartement en ville. Elle avait cependant hâte d’être au lendemain pour pouvoir avoir ces confessions fraternelles.

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Commenter cet article
K
ça se lit bien, ça coule tout seul ...
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F
C'est plus facile à lire... qu'a trouver une suite...
M
Qu'importe où ça te mène Fred puisque ça nous y mène aussi, tu n'y vas pas seul.Vivons le présent l'avenir ne nous appartient pas du moins c'est ce que l'on dit.jaguar placide
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F
Et oui Marc, pourtant des fois ça serait bien d'avoir la main sur l'avenir...
T
mais on va te suivre la ou ton histoire te menera !!!<br />  <br /> bonne nuit !!!
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F
C'est gentil ça... Mais je voudrais pas que tu sois déçu à l'arrivée..Bonne nuit à ma Girafe préférée.Bisous..
M
Décidement Fred tu nous fais languir  et on attend avec impatience ,preuve de la qualité de ton récitjaguar placide
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F
Merci Marc mais le problème c'est que je ne sais pas où ça va me mener cette histoire...